
Alors que les supermarchés et le commerce en ligne gagnent du terrain, les marchés alimentaires français résistent et se portent même bien. Passés d’environ 8 000 avant la crise sanitaire à 12 000 aujourd’hui, ils jouent un rôle social et de lien humain que ni Internet ni la grande distribution ne peuvent pleinement remplacer.
Face à l’inflation, les marchés maintiennent un panier moyen accessible, ce qui contribue à leur fréquentation. Mais leur succès repose aussi sur leur capacité à se différencier en misant sur la proximité et les circuits courts, avec des producteurs locaux de plus en plus présents. La digitalisation reste un défi : si des solutions existent pour simplifier la gestion des paiements et des stocks, leur adoption demeure lente.
Le marché de Mauguio, près de Montpellier, illustre bien cette dynamique. Son succès tient à la richesse et à la diversité de son offre, notamment en fruits et légumes cultivés dans la plaine maraîchère locale, ainsi qu’à une organisation festive qui attire jusqu’à 9 000 personnes en haute saison.
À Marseille, le Vieux-Port accueille chaque dimanche un marché de producteurs et artisans locaux devenu un rendez-vous incontournable, prisé autant des habitants que des touristes. La mairie y sélectionne une quarantaine d’exposants avec soin, en lien avec la chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône.
En marge de l’article, un focus est consacré à Vitabri, PME de Besançon spécialisée dans la fabrication de tentes pour commerçants non sédentaires, qui affiche 7 millions d’euros de chiffre d’affaires et dont les marchés de plein air représentent 25 % de l’activité, confirmant indirectement la vitalité du secteur.
Les Échos, mercredi 5 novembre 2025
